"Sans retour d’un esprit national, le service national volontaire voulu par Macron risque bien d’être voué à l’échec"

De ce point de vue, plusieurs présupposés sont nécessaires. Il s’agit tout d’abord de mettre un terme à l’auto-détestation qui se pratique en France. Toute expression patriotique est perçue par certains comme une marque de chauvinisme insupportable. La référence à des symboles républicains comme la Marseillaise ou le drapeau national est rejetée, voir conspuée. Il est donc urgent de redonner à la notion de patrie tout son sens, loin des stéréotypes véhiculés par une certaine gauche qui se proclame désormais a-nationale.

Il s’agit également de réfléchir à ce qui nous unit plutôt qu’à ce qui nous différencie. Il est certain que certaines lois comme celle qui acte le principe de différenciation (loi de 2022 dite « 3DS ») ne contribuent pas forcément à encore faire de l’esprit national un horizon partagé. Pourtant, l’histoire nous enseigne que la diffusion de l’esprit républicain durant la Troisième République ne s’est pas faite en réalité systématiquement contre les singularités provinciales, et qu’à côté de la Grande Nation, les « petites patries » ont continué à exister.

L'identité de la France
Enfin, il conviendrait de redonner à certains mots tout leur sens. Loin des invectives et des crispations nationales, il faudrait réinterroger ce qui constitue l’identité de la France telle que l’avait fait Fernand Braudel il y a quarante ans. Ce qui supposerait, il est vrai, une classe politique réellement consciente de cette nécessité et de la hauteur de vues pour y parvenir. Mais la fracture avec le peuple n’est-elle pas suffisamment béante pour empêcher une telle entreprise ? Qui, aujourd’hui, de tous nos responsables politiques, est réellement en capacité de s’adresser sur un mode gaullien au « cher et vieux pays » ?

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