Disparaître devient plus simple que dire la vérité. Parce que la vérité, elle sonne dur à voix haute. Elle oblige à admettre qu’on a profité de la présence de l’autre sans être prêt à lui donner ce qu’il espérait. Elle oblige à prendre sa part de responsabilité. Alors certains choisissent le ghosting, surtout à ce moment-là, parce qu’ils peuvent se cacher derrière le fameux “j’avais la tête ailleurs”. Sauf qu’entre toi et moi, personne n’a la tête “tellement ailleurs” qu’il est incapable d’envoyer un seul message en plusieurs jours. On trouve toujours le temps pour ce qu’on veut vraiment.
Et c’est là que ça devient cruel pour toi. Parce que pendant que l’autre fuit ses propres contradictions, c’est toi qui te tapes toutes les questions, les insomnies, les remises en question. C’est toi qui te demandes si tu as dit la mauvaise phrase, envoyé le mauvais message, montré trop d’attachement, pas assez de détachement. Tu t’observes comme si tu étais le problème. Alors que le vrai problème, il est là : certaines personnes ne supportent pas la pression émotionnelle de décembre et préfèrent disparaître plutôt que de se regarder en face.
Noël, ce test caché de la maturité affective
Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que les Fêtes testent la capacité d’une personne à assumer ses liens. Quand quelqu’un tient vraiment à toi, il va au moins trouver une façon de te le montrer, même simplement. Un petit “je pense à toi”, un “je vais être occupé mais je ne t’oublie pas”, quelque chose qui t’inclut un minimum dans cette période spéciale. Quand au contraire, quelqu’un sent confusément qu’il ne veut pas te donner cette place, que c’est “trop”, que ça l’engage symboliquement à quelque chose qu’il n’est pas prêt à vivre, il va se mettre à ralentir, à prendre de la distance, à te répondre plus froidement. Et parfois, il finit par couper complètement.
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