Je m’appelle Prisca. J’ai 24 ans et je vis à Libreville. Ce que je vais vous raconter m’a coûté ma paix, ma santé mentale et peut-être même mon avenir. Tout a commencé quand j’ai voulu sortir de la pauvreté par tous les moyens… même les plus silencieusement dangereux.

On est arrivés dans une maison isolée, entourée de forêt. À l’intérieur, il y avait une salle peinte de symboles rouges et or. Il y avait sept hommes, chacun portant un masque représentant un animal : panthère, crocodile, éléphant, hibou, serpent, singe… et le dernier, un être sans visage. Ils m’ont appelée “l’enfant à la pierre rouge”, à cause de ma bague.

Ils ont commencé à chanter dans une langue ancienne. Puis, Monsieur Jonas m’a regardée et m’a dit :

— Tu es prête. Ce que je t’offre ce soir, c’est l’immortalité dans le cercle des puissants. Mais tu dois accepter que ton reflet ne t’appartienne plus.

On m’a fait asseoir. Ils ont pris une plume de vautour, l’ont trempée dans un liquide sombre et l’ont utilisée pour écrire des symboles sur mon ventre. J’ai perdu connaissance.

Quand je me suis réveillée, il faisait jour. J’étais seule. Ma bague brillait comme chauffée par le feu. En me regardant dans un miroir, j’ai vu une seconde paire d’yeux derrière les miens, comme si quelqu’un d’autre vivait en moi.

À partir de ce jour, tout a changé. J’étais chanceuse. Trop chanceuse. Je marchais dans la rue, les gens me donnaient spontanément de l’argent. J’ai décroché un job sans passer de test. Mais la nuit, j’entendais des tambours dans mes rêves. Une voix me répétait :
— Ton reflet est à nous. Ton reflet est à nous.

Un soir, ma bague a disparu. Je l’avais pourtant mise comme d’habitude. Cette nuit-là, mon corps s’est mis à trembler vi*lemment. J’ai vu Monsieur Jonas dans ma chambre, alors qu’il était censé être à l’étranger. Il m’a dit :
— Tu as rompu le lien. Ils viennent te réclamer.

Depuis ce jour, je ne vis plus. Je survis. Je ne me regarde plus dans les miroirs. Ils bougent sans moi. J’ai quitté Libreville. Je vis dans un petit village vers Oyem, où je prie chaque jour pour qu’on m’oublie.

J’ai appris qu’un autre sugar baby avait été vue dans les mêmes cercles. Elle a disparu. On a retrouvé sa robe, accrochée à un arbre, en plein centre-ville, comme un avertissement.

Je vous le dis…
Ce n’est pas parce qu’un homme est riche, doux et mystique qu’il est bon. Parfois, il ne vous veut pas… il veut ce qui est caché au fond de vous : votre lumière, votre vie, votre reflet.

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